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De psychothérapeute à psychopraticien

Publié le 30 novembre 2010

les ex "psychothérapeutes" re-nommés du même nouveau nom

Article repris du site Cifpr.fr

On apprend de source autorisée que la FF2P en son CA du 18 novembre a opté pour l’appellation de psychopraticien. Jusqu’à présent cette fédération soutenait seule de son côté le vocable alternatif de psypraticien, qu’elle laisse fonctionner parallèlement au signifiant désormais commun. C’est avec une vive satisfaction que les ex psychothérapeutes relationnels dépouillés de leur titre accaparé par la médecine vont pouvoir se réclamer d’un même nom pour une même pratique [1], puisque les quatre partenaires du GLPRGroupe de liaison de la psychothérapie relationnelle (Affop, PSY’G, FF2P, SNPPsy) – se trouvent à présent d’accord sur ce terme.

Désormais on distinguera :

psychothérapeute

- nouveau titre réservé aux praticiens relevant de l’univers du savoir procédural paramédicalisé. Diplôme universitaire.

Nous l’écrivons parfois psychothérapeute NN (nouvelles normes), pour le distinguer de psychothérapeute relationnel, titre légitimement porté avant le 1er juillet 2010 par nos désormais psychopraticiens relationnels, encore appelés précédemment par ceux qui leur ont depuis dérobé leur nom de métier pour en faire leur titre : "les psychothérapeutes" [2]

psychopraticien

- nouveau nom de métier réservé aux professionnels du psychisme [3] se référant au domaine expérientiel défini par le savoir, savoir-faire, savoir faire-être de la psychothérapie relationnelle.

titre en germe : psychopraticien + référence institutionnelle autorisée

Spécifications : ce nom de métier va rapidement définir l’ensemble de la profession, puisque l’appellation s’appliquant naguère aux "psychothérapeutes" à titre exclusif leur est désormais interdite (sauf application de la clause grand-parentale). Si bien que pour distinguer les psychopraticiens dûment couverts par un organisme national historique responsable, on se référera désormais aux marques d’appartenance et titres délivrés sous l’autorité morale des membres du GLPR.

Ainsi la FF2P le déclinera pour sa part en "psychopraticien certifié", le PSY’G utilisera le nom sans déterminant autre que la référence au PSY’G – pour le SNPPsy et l’Affop, voir au § suivant.

Étant bien entendu par ailleurs que ces différents organismes regroupent également dans leur sein des psychologues cliniciens, des psychanalystes et des psychiatres, qui peuvent s’intituler selon leurs préférences et les circonstances professionnelles. Voir également à ce sujet ci infra le § Cumuls .

psychopraticien relationnel

Nouveau nom professionnel impliquant un agrément, psychopraticien relationnel [4] désignera dorénavant ceux qui exercent dans le même champ disciplinaire, celui de la psychothérapie relationnelle. Ce terme spécifique se trouvant encadré par le SNPPsy et l’Affop [5]. Certification par les Écoles agréées Affop + garantie titularisante.

Seule la référence à l’une des quatre organisations du GLPR accolée au nom de métier psychopraticien constituera un titre garanti par elles.

Nouveau paradigme, deux titres : psychopraticien (spécifié) / psychothérapeute

Aussi bien psychopraticien se voit appelé à devenir par adjonction de spécifications précises la base de nouveaux titres professionnels privés garantis par les organismes historiques responsables regroupés dans le cadre du GLPR, constituant le paradigme de celui de (néo) psychothérapeute, devenu depuis juillet 2010 titre réservé.

Employé seul sous l’unique garantie de son porteur, psychopraticien, nom de métier, restera sujet à caution et ne saurait en aucun cas constituer un titre.

Psychothérapie (soins hors d’un cadre réglementaire)

Rubrique que le Pages jaunes mettent à la disposition des psychopraticiens quels qu’ils soient. D’où l’intérêt impératif pour ceux relevant des organismes regroupés dans le cadre du GLPR à produire leurs références distinctives. Attention : ce nouveau cadre intervient dès avril 2011, avec effet électronique immédiat – papier, décalé d’un an. Une sorte de passage à vide se présente d’ici le 1er avril (!). Les PJ suggèrent de rester comme avant d’ici là. Affaire à suivre, nous nous en occupons.

Processus de subjectivation

On sait par ailleurs que la psychothérapie relationnelle aux côtés de la psychanalyse, œuvre à partir du processus de subjectivation, ce qui tranche avec les deux professions de psychologue et néo psychothérapeute paramédicalisées autour de l’axe scientiste des TCC et de la cartographie neuroscientifique.

Mais pas complètement puisque par ailleurs les psychologues cliniciens freudiens vont se retrouver eux aussi néo psychothérapeutes [6]. Comme nos psychopraticiens relationnels à titre non exclusif, par ailleurs psychologues, a fortiori psychiatres, s’afficheront légitimement psychothérapeutes relationnels. On ne pourra pas dire que tout n’aura pas été redéfini et précisé. Le "relationnel" devient alors indice de double titrage (cumul légitime).

Configuration d’ensemble inchangée

La figure du Carré psy voit sa configuration préservée. Les mêmes vocables continuent de s’y répartir à l’identique, nonobstant l’arrivée du nouveau psychopraticien, nom de métier. Et titre lorsqu’il n’est pas employé seul, conjoint à la psychothérapie relationnelle qui occupe évidemment la même place et maintient son identité et sa définition.

Cumuls et fil d’Ariane

Dans ce cadre préservé les professionnels du psychisme dont on connait par ailleurs le goût pour les combinaisons multiples et variées parfois, c’est le moment de le dire, confondantes, maintiennent également leurs habitudes. Ils pratiquent le cumul c’est un de leurs charmes et la raison pour laquelle le public pratique lui l’apocope pour les désigner en bloc. Évitons au public de s’égarer dans le labyrinthe psy, agrémenté d’à peu près et de fausses issues suffisamment angoissants pour engendrer de redoutables corporatismes. La nouvelle terminologie dégagée ici se propose de contribuer à accroître la lisibilité d’un ensemble scientifique aux pratiques complexes et aux enjeux idéologiques importants.

Relationnel : toute la différence

Bien entendu, ceux parmi les psychopraticiens relationnels qui choisiront de cumuler leur appellation et activité avec celle de psychiatre, psychologue, psychothérapeute, qu’ils pourront légitimement qualifier de relationnelle, ne manqueront pas de le faire et c’est le "relationnel" qui fera toute la différence.

Dernière nouvelle (décembre 2010)

Psychopraticien relationnel® homologué auprès de l’Inpi, pourra constituer un titre professionnel, entre les mains de l’Affop et du SNPPsy ayant acquis le monopole de ce groupe nominal comme marque de service.

Philippe Grauer

Notes

[1Restera à se démarquer de tous ceux qui vont se précipiter sur ce nom de métier sans en offrir les garanties nécessaires. Cela nous conduira logiquement à afficher notre système d’agrément et de référence institutionnelle. Voir la suite du présent article.

[2Le législateur est tout à fait fondé en droit à créer un titre, qu’il définit et protège. Une longue concertation préalable eut bien lieu, réunissant l’ensemble des professionnels et scientifiques concernés au ministère de la Santé. Un débat au Parlement s’ensuivit. La confusion entre nom et titre ne s’est pas levée totalement. Une corporation tout entière, celle de ceux qu’on appela "les psychothérapeutes", les "Ninis", en fait psychothérapeutes relationnels à titre (!) exclusif, représentée par ses quatre institutions historiques, risquait, dans le moment où elle apparaissait comme interlocutrice valable, de se voir marginaliser. La situation est complexe. L’injustice et l’inélégance du fondement de cette législation portant sur le titre de psychothérapeute demeure. La psychanalyse aussi y perd des plumes, elle qui s’était crue maline (Groupe de contact) de ne pas nous soutenir (à l’exception notable de la Cause freudienne, nous ayant lâchés en fin de course seulement). Commençons dans le contexte actuel par nous présenter et différencier clairement, asseyant ainsi notre visibilité et continuité.

[3Quel que soit leur éventuel titre initial – psychologue, psychanalyste, psychiatre.

[4Devenu depuis psychopraticien relationnel®, voir à ce sujet notre dernier §.

[5Ces deux organismes, à l’initiative du SNPPsy, ont depuis 2006 produit et émis le vocable de psychopraticien. Son lien au déterminant relationnel, ainsi que son articulation à psychothérapie permettent de franchir le hiatus entre l’ancien système de repérage sémantique et onomastique, et le nouveau, sans ignorer pour autant qu’il s’agit d’une mutilation terminologique infligée par l’accaparement brutal du terme d’origine par la médecine, dans le cadre d’une loi contestable dans son principe.

[6Autre étrange paradoxe, voici les psychanalystes devenant … psychothérapeutes, à leur surmoi défendant, cas de figure aporétique diraient-ils.

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