A ce stade, le futur psychothérapeute dispose de plusieurs modèles de formation. Ces modèles, bien qu’ils présentent des exigences variées, ont des points communs.
La formation du psychothérapeute est longue : il faut un cursus qui dure de 7 à 10 ans pour une reconnaissance professionnelle.
La formation du psychothérapeute est chère : d’une part, les psychothérapeutes se fondent sur l’expérience que la liberté se rachète et que la psychothérapie personnelle doit être payée avec de l’argent qu’on a gagné soi-même. D’autre part, comme la formation du psychothérapeute est assurée par l’enseignement privé, la formation et la supervision sont également payantes.
La psychothérapie personnelle
Pour le SNPPsy, la compétence du psychothérapeute se fonde sur une discipline de travail sur soi et de remise en cause permanente. La psychothérapie personnelle en est la base. Elle tient, dans un modèle de formation jamais achevé, la place essentielle.
Une psychothérapie ne s’évalue pas en terme de temps, puisque chaque individu y suit la logique de sa problématique et apprend à respecter son rythme d’évolution. Il est cependant déconseillé d’entrer en formation avant 3 ans au moins d’une psychothérapie personnelle (qu’il est indispensable de poursuivre jusqu’à son terme).
Entrer en formation
Le candidat demande alors à l’école de référence de son psychanalyste (généralement) son acceptation en formation ? Les modalités d’acceptation varient beaucoup suivant les écoles.
Après son acceptation, le futur psychanalyste poursuit son travail analytique en se conformant aux exigences de l’école choisie.
Formation théorique
Les formations théoriques sont organisées par les écoles de psychanalyse, généralement en soirées et en week-end, Des conférences, des séminaires et des groupes de travail permettent également la formation continue du psychanalyste.
C’est, bien sûr, tout à fait injuste et le SNPPsy oeuvre pour que dans l’avenir ce qui est assuré aujourd’hui par l’enseignement soit pris en charge, d’une manière ou d’une autre, par la collectivité (enseignement universitaire et systèmes de bourses).
La formation du psychothérapeute est difficile et déstabilisante : la personne du psychothérapeute s’y trouve souvent mise en cause dans un processus de maturation personnelle.
Formation de type analytique
C’est la première que nous décrivons car elle présente le modèle historique à partir duquel toutes les autres formations se définissent. Diplômes requis
Certaines écoles de psychanalyse n’accueillent en formation que les candidats disposant de leurs diplômes de médecine ou de psychologie. Mais d’autres n’exigent pas de titres universitaires.
Psychanalyse personnelle
Avant d’entrer en formation, le futur psychanalyste doit avoir poursuivi une psychanalyse personnelle jusqu’au moment où son psychanalyste (ou bien une commission extérieure) a estimé possible qu’il entre en formation.
Contrôle et supervision
Le jeune psychanalyste est autorisé à exercer sous le contrôle de l’un de ses aînés. Le terme de contrôle s’applique à un travail dans lequel le praticien examine, séance après séance, le déroulement au long cours de l’analyse d’un patient donné.
Avec son contrôleur, analyste chevronné, il s’interroge sur sa manière d’intervenir dans l’analyse, sur la relation transférentielle, sur ses réactions et ses affects.
La supervision est un travail similaire mais qui concerne les difficultés que l’analyste rencontre dans l’ensemble de sa pratique.
Reconnaissance professionnelle
Quand ses pairs estiment qu’il a suffisamment travaillé sur lui-même et sur sa pratique pour avoir acquis autonomie et compétence, il est reconnu comme membre à part entière de la société d’analyse qui l’a formé (titularisation ou statut d’associé).
