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État des lieux et débat autour du Décret relatif au titre de Psychothérapeute en France

Publié le 20 septembre 2010

Les organismes de psychologues arroseurs arrosés protestent

Article répercuté et légèrement modifié depuis le site du Cifp.

Oui, où en sommes-nous ? mais qui nous ? l’ensemble des organismes de psychologues voleurs de notre titre qui se le voient à leur tour confisqué ? l’ensemble des psychopraticiens relationnels relevant de centrales historiques rigoureuses [1] populistiquement confondues avec des autoproclamés et des membres de sectes dont ils n’ont jamais vu la couleur puisqu’ils s’en sont démarqués depuis un bon tiers de siècle ?

À la casse des métiers on ne fait pas de détail, et même les psychiatres, grands vainqueurs de l’opération puisqu’ils ont à ce jour confisqué le magot, dans le cadre de la Nuit sécuritaire s’élèvent contre le massacre à la tronçonneuse de l’institution hospitalière psychiatrique.

La dérive est réelle, mais elle a commencé par un acte de piratage que les "dérivés" ont massivement applaudi. Leur forfait oublié, on les entend protester dans la nuit qu’ils ont fait tomber sur le Carré psy. Il ne faudrait tout de même pas oublier non plus que la psychologie clinique se compose de praticiens nullement soumis à l’obligation d’un travail sur soi, et que s’interroger sur nos incompétences continue d’autoriser celle consistant pour beaucoup à pratiquer une clinique de la relation sans relation au vrai sens de ce terme, en tout cas sans formation véritable au sens où nous nous l’entendons [2]. Cela signifie que nos compétences diffèrent, puisque nous exerçons des professions différentes, tout aussi dignes les unes que les autres mais bien distinctes dans leur épistémologie et mode d’approche relationnelle précisément, ce à quoi les organismes de psychologues font profession de surdité aggravée. On appelle cela du corporatisme.

Cela dit, les lieux dévastés avec leur complicité, dans quel état sont-ils ? et quels rôles et positions allons-nous, nous ex psychothérapeutes relationnels, tenir à l’issue de l’actuel Grand dérangement, comme le dirent naguère nos compatriotes déportés en Louisiane par les anglais.

Philippe GROSBOIS parlera de la mauvaise foi institutionnelle des psychologues français. N’oublions pas que le discours complémentaire du sien se trouve dans nos colonnes. Sur place, qui le tiendra ?

Qui à Lyon portera notre parole ce jour de protestation contre le gouvernement qui a accompli les vœux corporatistes de nos psychologues arroseurs arrosés ?

Philippe Grauer


www.sauvons-la-clinique.org

SLC Lyon

(slclyon@sauvons-la-clinique.org)

organise une soirée débat le

Jeudi 30 Septembre 2010 à 20 heures (Accueil des participants à 19h30)

État des lieux et débat autour du Décret relatif

au titre de Psychothérapeute en France

Entre mobilisation et désobéissance civile, réactions face à une dérive

Espace Jean Couty 56 Rue Sergent Berthet 69009 Lyon

Accessibilité : Arrêt Métro Gorge de Loup ligne D

Ce temps d’échange sera suivi d’un apéritif

Participation aux frais 7€ Renvoi du bulletin d’inscription (ci-joint)

avant le 26 Septembre 2010 (places limitées) à renvoyer à l’adresse suivante :

SLC Lyon

11 place croix paquet

69001 Lyon

contact mail : slclyon@sauvons-la-clinique.org

tel : 06.13.63.70.17 ou 06.25.31.12.37


Comité d’organisation

SLC LYON - Noémie Bonnefoy, Sarah Damon, Aurélie Frenay,

Yannick Milleur, Morgane Girard, Anne-Gaëlle Goujon, Alice Recollin-Bellon

SIUEERPP – Rémy Potier


Suite à l’urgence d’un premier état des lieux en Juin 2009 concernant les difficultés croissantes d’exercice de la psychologie clinique, suite à la journée-conférence tenue en Mars 2010 autour des bouleversements et des compromis subis par le soin psychique dans la clinique contemporaine, et devant l’engouement qu’ont suscité ces rencontres, Sauvons la Clinique à Lyon vous propose une troisième conférence-débat le 30 septembre 2010 autour du décret d’application de la loi règlementant l’usage du titre de psychothérapeute.

Le projet d’origine de cette loi votée et adoptée le 8 août 2004 et modifiée en juillet 2009, visait à soustraire au risque sectaire les patients consultants auprès de praticiens peu scrupuleux, s’autoproclamant psychothérapeutes. Force est de constater que la dérive a atteint le texte et ses applications dans leur essence même. In fine, ce sont les praticiens psys et plus spécifiquement les psychologues qui se voient dans l’obligation de fournir les preuves supplémentaires de leurs compétences, s’ils souhaitent faire usage du titre.

Le décret d’application a été adopté au 20 mai 2010 et a pris effet le 1er juillet 2010. Face à ces mesures, le milieu psy s’est érigé en levées de boucliers, une motion de protestation et de refus a été soutenue par plus de 12 000 signataires (enseignants-chercheurs en psychologie, psychologues, maîtres de stages et/ou chargés de cours, étudiants en psychologie), ainsi que plus de 120 associations, collèges et collectifs de psychologues, centres hospitaliers, centres de recherches et départements universitaires, syndicats... Un recours en conseil d’état est en cours...

Où en sommes-nous à ce jour ?

Quels sont les enjeux autour du décret ? Quels sont les futurs envisageables et les moyens dont tout un chacun dispose pour s’impliquer aujourd’hui ? Au-delà du décret, quelles ouvertures à la réflexion d’autres modèles pourraient-ils nous apporter ?


Programme

19:30 Accueil des participants

20:00 Ouverture de la soirée

Table ronde sous la Direction de Jacques BORGY, Secrétaire général du Syndicat national des psychologues

Albert CICCONE, Psychologue, Psychanalyste, Professeur de psychopathologie et psychologie clinique : « Protestation contre le décret relatif à l’usage du titre de psychothérapeute »

Caroline DUBOIS, Psychologue, Psychothérapeute FSP, Psychothérapeute EFPP : « Réglementation de l’exercice de la psychothérapie en Suisse : étapes d’un processus »

Philippe GROSBOIS, Psychologue, Maître de conférences en psychopathologie à Angers, ancien responsable de la commission psychothérapie du SNP, chargé de mission psychothérapie à la FFPP, membre du conseil de la Fédération internationale de la psychothérapie : « Psychothérapie, l’imposture législative française »


Notes

[1Psy’G, SNPPsy, AFFOP, s’en tenant à nos Cinq critères.

[2Puisqu’il leur faudrait passer encore plusieurs années à l’issue de leurs études dans nos Écoles pour apprendre le métier.

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