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Les repères clochent au Nouvel Obs

Publié le 24 avril 2012

y voir clair dans les repères

Par Philippe Grauer


qui sont les 12 000 ?

La rubrique psychothérapeute dans l’article de Lise Tiano dans le numénro de cette semaine du Nouvel Observateur Faut-il brûler la psychanalyse ? pose problème. Auparavant les psychothérapeutes, qu’il faudrait écrire les-psychothérapeutes pour ne pas risquer d’erreur, c’était nous. D’un effectif de 7 500, d’après ce que nos organisations historiques avaient repéré. Le nouveau cadre, institué par la loi Accoyer modifiée Bachelot de 2009, encore vide à l’heure actuelle, les candidatures déposée auprès des ARS régionales n’ayant pas été traitées, attend son remplissage, en cours.

Dans ces conditions nous ignorons ce qui peut valider ce chiffre de 12 000, d’où il provient et ce qu’il peut bien signifier.

psychopraticiens nom de métier

Par contre les remaniements opérés au sein du carré psy ont vu apparaître un nouveau nom de métier pour désigner les ex psychothérapeutes devenus depuis psychopraticiens, dont la place au sein du carré psy n’a pas bougé, puisqu’ils continuent d’exercer la psychothérapie relationnelle.

En effet la loi, selon la tradition de droit latin française, protège le titre, non l’exercice. Autrement dit il ne s’agit pas d’interdit professionnel d’une population dûment autoréglementée de longue date par des institutions historiques responsables. Il s’agit seulement de distinguer une nouvelle catégorie privilégiée – en particulier au sein de l’institution hospitalière, et de s’efforcer de la paramédicaliser. Même chose pour nos collègues psychiatres et psychologues psychanalystes, que leurs sociétés autorisent à titre professionnel privé à porter le titre de psychanalyste.

psychopraticien relationnel titre professionnel garanti GLPR

Les dénominations ont donc changé. Si bien qu’aux côtés du titre de psychothérapeute nouvellement instauré, s’est institué le cadre alternatif professionnel garanti par le GLPR (bac + 5 + les Cinq critères) de

- psychopraticien relationnel titulaire (SNPPsy)

- psychopraticien certifié (FF2P)

- psychopraticien agréé (PSY’G)

Ceux-ci, au nombre de 7 500 continuent d’occuper leur place au sein du carré psy, ce qu’ils faisaient il y a peu sous l’ex désignation de les psychothérapeutes. Ils répondent aux cinq critères, qui ne sont pas requis des psychologues et psychiatres non psychanalystes.

[(
Les nouveaux psychothérapeutes, eux, sont – mieux vaut dire seront – des psychiatres et des psychologues qui auront fit la demande de porter ce titre, qu’ils soient psychanalystes par ailleurs ou non.

On ignore leur nombre actuel.
)]

La terminologie et le cadrage proposés par l’autrice des §§ intitulés Repères flottent un peu, ça n’est pas étonnant, la complexité et une certaine confusion continuant de régner dans le domaine des dénominations, les professions psys restant cumulables. On a gagné à la loi Accoyer Bachelot une meilleure mise en forme du cadre autoréglementé des institutions historiques, une meilleure distinction entre nom de métier et titre. Mais l’ancien nom-titre de psychothérapeute devenu réservé, c’est le nouveau nom de métier psychopraticien qui le remplace, avec toujours le même flou. Les titres professionnels autoréglementaires dont celui de psychopraticien relationnel (qu’on retrouve dans le sigle GLPR : Groupe de liaison de la psychothérapie relationnelle) garantissent la qualité des praticiens qui ont acquis le droit de le porter, à l’issue d’un parcours équivalent en durée [1] et qualité à celui effectué par leurs collègues psychologues au sein de l’université.



REPÈRES

Par Lise Tiano


Psychiatre

médecin spécialiste (bac +10) qui peut prescrire des médicaments et délivre des feuilles de soins. Il y a aujourd’hui 12 000 à 13 000 praticiens, dont 4000 en hôpital, qui suivent un demi-million de patients.

Psychologue

titulaire d’un diplôme universitaire (bac +5) qui exerce dans tous les secteurs (santé, éducation, entreprises, prisons...). Ils sont environ 40 000.

Psychanalyste

il doit avoir suivi une analyse et avoir été contrôlé par un pair avant de pratiquer. Affiliés à une école (Société psychanalytique de Paris, Association psychanalytique de France...), il pratique des honoraires libres et non remboursés. On évalue leur nombre à 6000.

Psychothérapeute

depuis 2010, il doit avoir un diplôme universitaire, avoir suivi une formation, notamment en psychopathologie clinique, et être inscrit sur un registre départemental (12 000 sont recensés).

Patients

9,5% des Français (5 millions de personnes) ont déjà consulté. 87% d’entre eux en sont satisfaits. 12% ont emmené leur enfant chez un psy. 25% ignorent quelle technique utilise leur psy.

Médicaments

les Français sont les deuxièmes consommateurs au monde d’anxiolytiques (derrière les Portugais) et de somnifères (derrière les Suédois).


Manquent à l’appel

psychopraticien

(nom de métier)

psychopraticien relationnel

(titre SNPPsy) ainsi que les deux titres FF2P et PSY’G


Notes

[12000 heures, minimum de 5 années universitaires.

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