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Que se passe-t-il du côté de la psychothérapie relationnelle ?

Publié le 5 septembre 2010

Le présent texte reprend des éléments d’un texte édité sur cifpr.fr. et diligenté sous forme de Bref.

Notre profession fait face. Des quatre organisations historiquement responsables ayant choisi de se constituer en groupe de liaison une seule jusqu’à présent a entrepris de communiquer largement sur la question du nom à adopter pour notre profession, par une consultation biaisée [1] dans laquelle l’appellation déjà adoptée par deux sur quatre des partenaires du GLPR ne figurait pas au menu de la consultation "interne" de la FF2P, externalisée en fait, embrouillant la question au profit de cette dernière.

Les autres ont préféré considérer qu’adopter une appellation commune devait se travailler discrètement d’abord [2]. Nous dirons pour rester sereins que l’union est au prix de la reconnaissance des différences, jamais à celui de l’écrasement des valeurs.

Les quatre partenaires du GLPR ne l’ignorent pas, et leur constitution en groupe de liaison n’en a que plus de mérite. Notre profession a besoin de ce rapprochement, d’une convergence "suffisamment bonne". Deux appellations sont envisagées, aucune n’est adoptée et la question déborde le cadre de cette seule alternative.

Le présent Bref tombe à pic sur la Rentrée. Nous vous la souhaitons bonne. Nos négociations avec l’ensemble des partenaires concernés, à l’interne du GLPR comme à l’externe (Pages jaunes et autres) progresseront ce mois-ci. Pas d’affolement ! Jusque là tout va à peu près bien. Nous travaillerons à ce que ça continue au mieux.

Philippe Grauer


Que se passe-t-il du côté de la psychothérapie relationnelle ?

1) Elle se réorganise

a) Quatre organisations historiques se sont constituées en Groupe de liaison, depuis février 2010. Excellente nouvelle. Cela s’appelle GLPR : Psy’G, SNPPsy, les deux plus anciens, fondateurs de la base française, FF2P depuis la création de l’AEP, puis Affop, par scission des deux syndicats co-fondateurs de la FFdP (devenue depuis FF2P). Là réside le centre de gravité de la profession. Celui qui doit lui conférer son nouvel aplomb, et conforter son autorité morale et disciplinaire : Réunion des 4 de la psychothérapie relationnelle : le GLPR affine sa définition d’une ligne stratégique Communiqué du SNPPsy

b) Le GLPR succède à la Coordination psy pour ceux qui y participèrent, de 2004 à 2009, qui combattit l’accoyérisme en matière de psychothérapie jusqu’à l’approche de sa conclusion. Il se fonde également sur la nécessité de réagir à la loi HPST du printemps 2009. Ce groupe de liaison discute de stratégie commune ou coordonnée. Seuls les accords issus des débats et négociations en cours sont communiqués.

c) l’Affop et le Snppsy de leur côté continuent d’œuvrer en vue de contrecarrer les dispositions nocives de la loi et de son décret.

2) La question de la dénomination au sein de notre mouvement

a) En voie de discussion donc, à l’interne du GLPR. Là-dessus nous ne communiquerons qu’à l’issue de la rencontre programmée pour septembre. Aucun débat public inter organismes ne se verra à ce propos par nous engagé avant l’heure.

b) Il en découle que la question du choix d’une ou plusieurs dénominations de rechange n’étant pas résolue d’ici la prochaine réunion à venir en septembre, n’a en principe pas à se voir exposée publiquement par aucune des quatre parties. Deux d’entre elles d’ailleurs, Affop et SNPPsy, ont déjà examiné la question et pris l’an dernier leurs décisions en Assemblée générale. Le GLPR doit précisément servir à articuler les diverses positions.

c) La FF2P découvrant de fraîche date (lors de la précédente réunion GLPR de juin 2010) qu’il va falloir changer de nom, lance une enquête qui peut conduire le public à croire qu’une consultation serait organisée dans la profession par le GLPR alors qu’il ne s’agit que d’une consultation publique des membres de la FF2P apparemment élargis aux destinataires de son bulletin d’information.

d) Dans le même ordre d’idée, la phrase parue dans la Newletter N° 73 intitulé F.A.Q. de la FF2P :" Une dénomination alternative ("psypraticien") est en débat au GLPR — qui doit se déterminer à la rentrée… " ne correspond pas à la réalité. Deux appellations sont en concurrence, celle que prône la FF2P et celle de l’Affop et au SNPPsy, qui comme nous le disons en (b) ont déjà examiné et pris des décision en Assemblées générales concernant l’appellation alternative de psychopraticien relationnel. Plus complexe que la seule question de savoir quelle éventuelle appellation unique sera celle de notre profession, le problème sera abordé dans son entier dans le cadre du GLPR à la Rentrée.

3) La dénomination selon les Pages jaunes :

Pages Jaunes : un conseil, ne suivez pas le leurre

a) Le SNPPsy et l’Affop sont depuis le 14 septembre 2009 en relation avec les Pages jaunes, l’Affop ayant à cette date déposé la demande de création de la rubrique psychopraticien. Le dialogue se poursuit.

b) les Pages jaunes se protégeant à la publication du décret ont émis une circulaire offrant à nos membres précédemment répertoriés à la rubrique psychothérapeute de s’inscrire si nécessaire au fourre-tout de la rubrique Soins hors d’un cadre réglementé. Inconvenant.

4) Communication.

a) Sur ces entrefaites la FF2P communique. Dans le Figaro il y a deux jours. Nous avons relayé et commenté son texte : Psychothérapeutes : cafouillage autour d’une loi.

b) Dans la situation actuelle attendre que l’ensemble des organisations représentatives de la psychothérapie ait déployé en bon ordre ses forces réunies peut se révéler payante. Les communications prématurées et intempestives fragiliseraient l’efficacité de notre action commune vis-à-vis des autres locataires du Carré psy et des pouvoirs publics. Le présent Bref fait le point mais point trop n’en faut.

5) Pas en infraction

a) respecter la loi

Psy en mouvement, organisme avec lequel le GLPR n’entretient pas de relation, communique à son tour dans France-soir, s’inspirant du texte inspiré par la FF2P. Nous rappelons que la position adoptée par cet organisme de continuer à utiliser le titre protestatairement pose problème. Notez bien ce qui suit.

Article 433-17Article 433-17]
L’usage, sans droit, d’un titre attaché à une profession réglementée par l’autorité publique ou d’un diplôme officiel ou d’une qualité dont les conditions d’attribution sont fixées par l’autorité publique est puni d’un an d’emprisonnement et de 15000 euros d’amende.
Les personnes physiques ou morales coupables du délit prévu à la présente section encourent également la peine complémentaire suivante : interdiction de l’activité de prestataire de formation professionnelle continue au sens de l’article l’article L. 6313-1 du code du travail pour une durée de cinq ans.

Aucune organisation professionnelle responsable ne saurait conseiller à ses membres le non respect de la loi. N’allez pas payer plein pot pour ceux qu’on pourrait vous suggérer de casser.

b) purement formel

François-R. Dupond Muzart mande que légalement parlant, en droit strict, la délinquance commence le 1er juillet. On ne s’affole pas en fait, on poursuit ses vacances, comme tout le monde. On se mobilise en droit, responsables et adultes, sans panique, ni provocation. Nous communiquerons les consignes appropriées et réfléchies, respectant le droit au mieux des intérêts légitimes de chacun.

c) Récapitulons

- les psychothérapeutes en exercice depuis plus de 5 ans bénéficient de plein droit des mesures transitoire et du délai accordé pour le dépôt de leur dossier (mai 2011) : ils ne sont donc pas en infraction jusqu’à cette date qu’ils aient ou non déposé leur dossier.

Certes, pendant la période transitoire d’un an, seuls ceux qui ont déposé un dossier seront inscrits sur le registre à titre provisoire, mais cela ne signifie pas que les autres sont en infraction. Il n’y a pas là de vide juridique mais l’effet normal entre deux des mesures transitoires.

En revanche à partir de mai 2011 seuls ceux qui ont effectivement déposé un dossier pourront continuer à utiliser le titre au delà de cette date en attendant la réponse expresse ou implicite de la commission (6 mois maximum à compter du dépôt de leur demande car il y a rejet implicite au bout de 6 mois).

- ceux qui n’ont pas droit au nouveau titre de psychothérapeute, demandent impérativement 1) à être retirés de la rubrique psychothérapeute ; 2) à être inscrits exclusivement à la rubrique de psychopraticien, dont l’Affop a démarché de longue date à leur connaissance la création auprès des Pages jaunes, terme auquel ils ajouteront de leurs deniers relationnel (nous suivons l’affaire de près).

- Ceux qui y ont droit mais n’en veulent pas peuvent en attente procéder comme les ayants droits, ou exiger, en qualité d’ayants droits désirant ne plus figurer à la rubrique "psychothérapeute", d’être rebaptisés psychopraticiens, conformément aux vœux et démarches entreprises de longue date de la fédération de référence (AFFOP) de leur Syndicat (SNPPsy).

6) Déroulement des événements au sein du Carré psy depuis la publication du décret.

Voici les psychovoleurs volés par les psychiatres unanimes [3].

a) Unanimes à protester en matière de psychopathologie. En effet les "pauvres" psychologues, ravis de nous avoir ravi notre titre sans aucune espèce d’ouverture ni de compensation — à la guerre corporatiste comme à la guerre, découvrent que l’Académie de médecine les a comment dit-on dans les grandes largeurs. Ils vont devoir refaire la psychopathologie, la fameuse pomme de discorde et pierre de touche de toute l’affaire, ils vont devoir la refaire modulo médecine. C’est eux qui sont refaits.

L’injustice est criante. Nous les soutenons contre les médecins médicaliseurs de l’existence, en même temps que nous leur rappelons que bien mal acquis ne profite jamais. Seuls Roland Gori et Élisabeth Roudinesco l’ont reconnu en ont attesté par écrit Encadrer la psychothérapie… au profit de qui ? : " le titre de psychothérapeute (…) est d’ores et déjà retiré aux psychothérapeutes dont les écoles ont fleuri partout dans le monde et qui n’ont plus d’identité."

On notera également à ce sujet la protestation du psychologue Philippe Grosbois : Décret relatif à l’usage légal du titre de "psychothérapeute" : incompétence légalisée pour tous, dans un article écœuré par l’imposture permanente de ses collègues, qui les décrit et dénonce.

b) Les "pauvres" psychologues se retrouvent encore unanimes (fait rare) pour contester le décret : Psychanalystes et psychologues à leur tour au Conseil d’État et se cotiser pour se pourvoir auprès du Conseil d’État.

Cela prouve que cette méchante loi continue d’engendrer en quantité mécontents et mécontentement, et de cimenter des groupes par delà leurs antagonismes traditionnels.

Notes

[1Doublement biaisée. Dans la façon dont les questions posées induisaient la réponse, dans le fait même de poser la question comme si elle était nouvelle, alors que deux autres organisations, le Snppsy et la fédération AFFOP, l’avaient traitée et résolue depuis un an.

[2Le SNPPsy et l’Affop ayant de longue date préparé le changement d’appellation, et proposé la leur, adoptée de longue date à l’unanimité.

[3intéressante ambiguïté de cette phrase. Les psychiatres aussi sont unanimes, à considérer que La psychothérapie la seule la vraie c’est ce qu’ils pratiquent sous ce nom. Vieux débat. Les psychologues sont unanimes à penser qu’ils ont été littéralement roulés. Ce qui est exact. Cette phrase est donc à lire, selon le conseil de Rimbaud, absolument et dans tous les sens.

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