Les praticiens en psychothérapie relationnelle titulaires du SNPPsy répondent aux cinq critères suivants :
au cours d’une démarche longue et réussie, niveau professionnel, de l’ordre de 7 ans, souvent davantage, pour donner une idée, mais nous refusons aux chiffres de nous enfermer, et nous avons les moyens de déterminer si sa démarche personnelle a véritablement qualifié un psychothérapeute travaillant à partir de la relation.
tels que les transmettent des écoles à présent spécialisées dans ce type spécifique de formation, alliant la didactique à l’expérientiel, ces écoles étant elles-mêmes agréées par des institutions professionnelles nationales responsables.
La question du savoir universitaire est importante, mais insuffisante seule. Un Master de Psychologie ou un CES de psychiatrie diplôment mais ne qualifient que pour ce qu’on pourrait nommer dans les meilleurs des cas des déclinaisons très différentes de la psychothérapie [1], et ne forment absolument pas à l’exercice de la psychanalyse ni à celle de la psychothérapie œuvrant à partir de la relation. De plus, jamais un diplôme seul ne saurait qualifier un psychothérapeute relationnel au sens où nous l’entendons, les Cinq critères ici exposés sont solidaires et indissociables. Il n’en saurait manquer aucun au praticien agréé.
Le raisonnement selon lequel puisqu’il est (heureusement) impossible de définir la psychothérapie (dans ce cas on reste vague en parlant de psychothérapie au sens générique du terme), on se garantit par une couche protectrice de psychopathologie (médicale bien entendu), ne résoud pas la question mais tend à dériver la profession vers celle de psychopathologue. L’affaire est difficile. Il aurait fallu faire confiance aux institutions responsables, dont la moralité professionnelle, la capacité de transmission et d’encadrement des professionnels qu’elles se chargent de syndiquer et fédérer, sont reconnues par le public et en privé de nombreux politiques (par ailleurs chargés comminatoirement d’exécuter les ordres venus de très haut), il aurait suffi de leur faire confiance pour que la question de la moralité professionnelle de la psychothérapie relationnelle se voit assurée.
Cela n’aurait pas cadré avec le projet médical ultra d’arraisonner l’ensemble du Carré psy, au grand dam des besoins de la population, qui n’a pas besoin seulement, dans le cadre réducteur d’une politique de santé mentale à base de protocoles TCC et de médicaments, d’une "maladisation", disons médicalisation de la vie intime privée, mais de sens et de capacité d’advenir à soi-même.
Bref, si des professionnels diplômés au titre de la psychologie veulent exercer en qualité de psychothérapeutes relationnels — demain de psychopraticiens relationnels, ils savent bien qu’il leur faut à titre de spécialité, consacrer encore au minimum quatre années universitaires dans une école professionnelle qualifiée (Ce dont conviennent les psychologues au niveau international mais dont ils ne veulent pas entendre parler dans le contexte français). Ceux qui ne voudraient pas le savoir entreraient dans une nouvelle imposture, comme quoi cette profession demeure institutionnellement fragile. Le cumul professionnel doit s’effectuer éthiquement.
Quant aux psychiatres, dispensateurs de soins médicaux auprès de malades, leur vocation serait plutôt de travailler en réseau avec des confrères psychothérapeutes, pas obligatoirement médecins, spécialistes de cure par la parole, à moins que devenus psychothérapeutes relationnels ou psychanalystes, ils n’adressent leurs patients aux soins médicaux de confrères, pour éviter de mélanger les genres, ce qui peut nuire à la qualité du travail psychothérapique en cours.
Les médecins de plus en plus souvent substitués aux psychiatres posent encore un autre problème, celui de leur sous-qualification en psychiatrie, que leur compensation institutionnelle gratuite en psychothérapie au sens générqiue du terme sans la contre-partie d’une véritable formation (quatre ans minimum pour la psychothérapie relationnelle) dans la discipline, littéralement place en situation à leur tour de charlatans [2] Environ 400 000 charlatans d’État, où irait-t-on ? Cf. à ce sujet, concernant la "charlatanerie" des psychologues, Philippe Grosbois.
auprès d’un professionnel qualifié dans le domaine. On comprend la nécessité d’une telle sécurité, de nature à border tout errement sur le terrain, car ce métier est psychologiquement difficile, même pour un spécialiste très compétent, vu l’implication relationnelle engagée dans un tel processus et la complexité des méandres de ce que nous appelons l’inconscient.
Celui du Snppsy fait généralement référence [3]. Une Commission d’éthique, qui examine et traite annuellement un certain nombre de doléances (souvent à propos de faits ne concernant pas nos psychothérapeutes…), enracine ce code au niveau pratique. Notons que les manquements sont chiffrables à 2% de la pratique globale de la profession.
qui apprécient le savoir, savoir-être, savoir-faire et savoir faire être spécifique de leur collègue, dans le temps que celui ou celle-ci trouve la force morale et psychique de se reconnaître en les rencontrant.
Cela à l’issue d’une période suffisante d’exercice en qualité de psychothérapeute relationnel stagiaire, représentant plusieurs années de supervision et post-formation.