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ADRESSE AUX PSYCHOPRATICIENS

Publié le 6 novembre 2015

ADRESSE AUX PSYCHOPRATICIENS
4 Novembre 2015

Les organisations professionnelles suivantes s’adressent à vous

PSY’G
Groupement Syndical des praticiens de la psychologie, psychothérapie, psychanalyse,
créé en 1966

SNPPsy
Syndicat national des praticiens en psychothérapie et psychanalyse,
créé en 1981

AFFOP
Association fédérative française des organismes de psychothérapie relationnelle et de psychanalyse, créée en 1998

- les deux syndicats professionnels historiques, PSY’G et SNPPsy, étant fondateurs et ex-membres de la FFdP (Fédération française de psychothérapie en 1995, nommée FF2P à partir de 2006).Les deux syndicats ayant fondé l’AFFOP en 1998 avec 17 écoles, sociétés savantes et groupes professionnels issus de la FFdP.
- les trois organisations (PSY’G, SNPPsy, AFFOP) se reconnaissent à leur accord sans aucune réserve sur les cinq critères définissant notre profession, issus du syndicalisme de la psychothérapie relationnelle française :
• avoir soi-même effectué une psychothérapie ou psychanalyse.
• connaître de façon approfondie son métier : méthodes, théories, pratique, psychopathologie.
• être en supervision constante
• se référer à un code de déontologie spécifique
• être agréé par une commission de pairs professionnels expérimentés.
Elles sont particulièrement attachées à ce Cinquième critère de la reconnaissance par les pairs.

Nos trois organisations professionnelles – PSY’G, SNPPsy, AFFOP –, s’étant concertées, souhaitent attirer l’attention des psychopraticiens sur le développement d’une situation très préoccupante pour notre profession.

Le GLPR, une concertation permanente au service de la profession
Dans le cadre du groupe informel nommé Groupe de liaison de la psychothérapie relationnelle (GLPR), le PSY’G, le SNPPsy, l’AFFOP et la FF2P se rencontrent régulièrement depuis 2010 afin de veiller à la défense et à l’évolution de notre profession commune, la psychothérapie relationnelle.
C’est dans ce cadre que nous nous sommes mis d’accord le 17 novembre 2011 pour nommer psychopraticiens (quelle que soit leur formation initiale, psychologue, psychiatre, psychanalyste, psychothérapeute) ceux qui l’exercent – nom de métier qui devait être garanti par les organismes membres du GLPR –. Cette dénomination de psychopraticien adoptée ensemble appartient de façon indivise à nos quatre organisations.
Un autre résultat positif de cette concertation permanente fut d’amener nos quatre organisations à s’accorder sur le principe que les professionnels de la psychothérapie, ayant par notre intermédiaire depuis plusieurs décennies œuvré à la construction de la profession de psychothérapeute et à sa reconnaissance sociale, maintiendraient leur métier sous leur responsabilité et autorité morale professionnelle indépendante.
Il s’agissait de la sorte de continuer à œuvrer pour la reconnaissance et la promotion de notre métier ainsi qu’à la défense des psychopraticiens, en maintenant leurs différences identitaires essentielles par rapport aux psychothérapeutes tels que définis par la loi de 2004.
Enfin nos rencontres régulières depuis le 23 septembre 2010 répondaient à notre vœu que les quatre acteurs historiques français de la psychothérapie fondée sur la relation maintiennent une concertation périodique au service de la profession dans son ensemble. Cette relation de travail poursuivie consolidait malgré nos différences un lien au service de notre métier et identité communs.

La profession en danger
Mais depuis un an nos deux syndicats, PSY’G, SNPPsy, et l’AFFOP constatent que la FF2P – tout en promouvant d’intéressantes actions pour la profession, congrès, colloques, journées d’étude, articles de presse – s’est engagée dans une stratégie de demande de reconnaissance auprès du Ministère du Travail auquel s’associe celui de la Santé. Nos trois organisations considèrent cette action comme allant à l’encontre des intérêts vitaux des praticiens de la psychothérapie relationnelle, comme de nature fortement préjudiciable à la profession de psychopraticien. C’est cela qui motive la présente alerte.

Au cœur du débat l’indépendance du métier de psychopraticien
Prioritairement, il convient de travailler à sauvegarder notre liberté de formation professionnelle et d’exercice de la psychothérapie, notamment la préservation de notre métier, de nos méthodes et pratiques dans notre intérêt et celui du public.
Nous constatons que tout en déclarant préserver l’indépendance de la formation et de la pratique des psychopraticiens relationnels (agréés ou certifiés), la FF2P a commis l’erreur d’entreprendre des démarches auprès de la Commission nationale de la certification professionnelle (CNCP). Elle met ainsi en danger l’appellation et le métier de psychopraticien, que nous nous devons pourtant de défendre ensemble.
Le SNPPsy avait déjà examiné cette possibilité à propos d’une certification AFNOR. Débat et réflexion effectués, il avait estimé dangereux pour notre profession de s’y exposer – rejoint dans cette analyse par le PSY’G et l’AFFOP.
Mais cette fois la FF2P, outrepassant nos mises en garde et l’expression de notre désaccord dans le cadre du GLPR a poursuivi sa démarche auprès du CNCP et construit sa stratégie sur cette base compromettant l’avenir de la profession.

Or, qu’est-ce que la CNCP ?
Organisme d’État, cette Commission nationale, créée par la loi de modernisation sociale de 2002, est placée sous l’autorité du ministre en charge de la formation professionnelle.
Elle est composée de 43 membres : des représentants des ministères et des régions, des partenaires sociaux, des chambres consulaires et des personnes qualifiées.
Les missions de la CNCP, nombreuses, visent à l’harmonisation communautaire européenne de tout ce qui peut, dans chaque secteur et champ d’activité de la vie professionnelle, offrir l’assurance, ou l’apparence, d’une évaluation et d’une garantie professionnelle.
Vous trouverez plus de détails sur la CNCP sur son site (www.cncp.gouv.fr).

Pièges
Ainsi, selon nous, derrière des intentions paraissant à certains louables, chacun peut distinguer les pièges vers lesquels, par insuffisance d’analyse politique de la situation des rapports de forces entre les professions de santé mentale, la FF2P précipite la psychothérapie relationnelle et les psychopraticiens dans des voies dangereuses.
Au risque de s’orienter vers un encadrement, une hyper-réglementation, la médicalisation de la profession et de l’existence, et la psychothérapie d’État, que nous avons pourtant ensemble combattus depuis l’origine de nos organisations.
L’illusion de la démarche de certification professionnelle d’État est d’ignorer le rapport des forces qui a abouti à la promulgation de la loi de 2004.
Les professions du champ de la psychothérapie qui trouvent leur légitimité dans un diplôme universitaire sont généralement hostiles aux professionnels de la psychothérapie et de la psychanalyse fondées sur le travail psychothérapique ou psychanalytique personnel et la transmission par les professionnels.
Le rapport des forces politiques nous a toujours été défavorable et une législation nouvelle tendrait à faire de tous les praticiens de la psychothérapie ce qu’ils sont en germe dans la loi de 2004 réglementant le titre de psychothérapeute : des paramédicaux qui travailleront sous l’autorité médicale.
La Commission nationale de certification professionnelle (CNCP) qui examinera le dossier de demande comprend des représentants du ministère de la Santé qui œuvreront évidemment dans ce sens.

Que faire désormais ?
Au sein du GLPR même, nous connaissons la nécessité de progresser pour mieux faire face aux responsabilités qui sont les nôtres. Nous avons atteint ce point du processus de la défense de la profession qui requiert davantage qu’une concertation périodique laissant finalement le champ libre à toutes les initiatives, comme nous le constatons aujourd’hui. Le GLPR ne peut plus se permettre de fonctionner comme une chambre d’enregistrement des orientations d’un seul partenaire.
Nous pensons le moment venu d’avancer encore les uns vers les autres et d’approfondir la réflexion sur notre identité professionnelle et les meilleurs moyens de la protéger et garantir.
Nous avons besoin d’une coordination nécessaire et celle-ci doit se fonder sur une réflexion ouverte, au sein de nos organisations et entre elles.
Le temps est venu d’ouvrir une vaste réflexion commune sur ces questions qui peuvent nous interroger, voire souligner nos divergences, mais qui ne doivent ni nous dé-coordonner ni porter atteinte à notre coopération.
Il est vital, ensemble, de penser notre métier et notre discipline, la psychothérapie relationnelle (cette expression se trouve dans le sigle choisi en commun de GLPR), en développant par le dialogue entre nous le plus de lucidité, de solidarité et de sagesse politique possible.
Cette situation dans laquelle une seule des quatre organisations peut engager une action préjudiciable à la profession ne peut durer. Notre propriété morale commune indivise du nom de métier de psychopraticien, et la répartition entre nous de titres d’exercice autorisés par nos seuls organismes créent des solidarités. Elle doit aboutir à la création d’une organisation permettant une réelle coopération entre nous, souhaitée par la majorité de nos collègues.
L’AFFOP (www.affop.org), le PSY’G (www.psy-g.com) et le SNPPsy (www.snppsy.org) se tiennent à votre disposition pour faire face au péril et susciter ensemble l’élan collectif que la défense de notre profession requiert.
Un nouveau moment historique se présente. Ensemble nous devons nous en saisir pour, sans délai, mieux coordonner nos forces.

Jean-Michel Fourcade, Président de l’AFFOP
Philippe Grauer, Président du SNPPsy
Alain Naissant, Président du PSY’G

CONTACTEZ-NOUS, SOUTENEZ-NOUS
Je soutiens l’action pour le renforcement de la coordination des quatre organismes représentatifs historiques des psychopraticiens relationnels.
POUR NOUS SOUTENIR CLIQUEZ SUR L’ADRESSE EMAIL CI-DESSOUS
psychopraticiens@gmail.com

N’oubliez pas de préciser votre nom, prénom et coordonnées afin d’être informé de nos prochaines actions.

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