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Du côté de chez Jung

Publié le 8 juin 2016

par Bertrand de la Vaissière, analyste jungien, membre titulaire du SNPPsy

Les cahiers jungiens de psychanalyse

Ils ont été fondés en 1974 par un groupe d’ analystes de la SFPA (Société française de psychologie analytique) dominée à l’époque par les personnalités de Elie Humbert et Pierre Solié, entre autres. Désormais semestrielle la revue publie des articles théoriques et cliniques d’analystes jungiens. Elle se veut résolument ouverte à d’autres courants psychanalytiques et des sciences humaines selon un esprit de dialogue et de confrontation. Chaque numéro s’articule autour d’un thème

Le numéro 143de la revue dont la parution est imminente traitera de l’argent

Les cahiers de novembre 2015 rassemblaient différentes réflexions concernant la question du cadre.

On peut lire dans l’éditorial de ce numéro 142 l’évolution actuelle des jeunes analystes. En effet si Monique Salzmann, dès 1996, dans son article « Un cadre pour quoi faire ? » pose les bases d’une conception du cadre propre à une pratique jungienne de l’inconscient et de l’analyse… Aujourd’hui le cadre apparait, en plus de sa figuration comme contenant, comme une surface de questionnement particulièrement vive ».
Sauvegarde et condition nécessaire du travail ou prison stérile par un excès de rigorisme ? Pourquoi le maintenir ? A quel moment, selon quelle inspiration, peut il et doit il au contraire être modifié, adapté, voire transgressé ?

Comme on peut encore le lire dans l’éditorial de la revue : « Le fil rouge demeure la question de l’articulation entre le cadre et le processus ». Autrement dit comment mettre le cadre au service de la dynamique de l’analyse ou de la psychothérapie, elles mêmes s’appuyant sur la dynamique de l’inconscient. Comment relier le patient à celle-ci et, par exemple, ne pas l’accabler par des prétentions et des considérations protocolaires ou trop afférentes à la subjectivité de l’analyste ?

Peut on aller jusqu’à considérer que le cadre est propre à chaque analyse et à chaque dyade analytique ? Qu’il doit donc être une forme changeante ?

Jung dont on pourrait relire avec attention l’ introduction à la Psychologie du transfert , ouvrage publié en 1945 ( Trad française Etienne Perrot Ed Albin Michel, pages15 à 57) parlait de « coparticipants » pour désigner les partenaires de l’opus.

Le premier article qui suit écrit par Fabienne Neuquelman- Denis analyste à Angers est caractéristique d’une certaine pratique jungienne
En voici quelques extraits qui concernent l’évolution du cadre

« C’est une phase (initiale) du travail pendant laquelle le fonctionnement de l’analyse est requis, non pour se substituer au patient, mais pour le guider vers et dans son monde intérieur à partir de ce que l’analyste laisse voir de son propre mode d’approche". Le fait que les prises de conscience de la patiente, par ailleurs bien en contact avec sa réalité psychique, ne s’actualisent pas plus dans la vie quotidienne me pousse à considérer qu’il est temps de me retirer. Retrait que j’envisage comme la possibilité pour son moi de s’approprier toutes ces prises de conscience, de se fortifier et de grandir, afin de prendre sa place dans la vie. Il s’agit pour le patient « d’apprendre à trouver lui-même son chemin [...] à s’appuyer sur lui-même au lieu de s’agripper au médecin’ ? », ce qui, pour Jung, justifiait, par l’espacement des séances. Restaient à déterminer la nature et la forme de ce retrait..

Proposer le divan était en ce sens un mouvement où le dispositif (divan) avait moins d’importance que le mouvement lui même par sa qualité inductrice..

D’un point de vue jungien, je dirais que la capacité du patient au rapport
avec l’inconscient se déploie au fil du travail. Cette constatation me semble
justifier pleinement un aménagement du cadre. Et pour moi, la question de-’
la technique se poserait plus précisément ainsi : envisage-t-on le dispositif
ordonné à un but décidé par l’analyste ou ordonné au processus ? Voire en
intereraction avec le processus ?..

Dans le cas étudié, le dispositif suit le processus que, d’une certaine façon,
il relancera à son tour. Le mouvement part du processus". Il passe ensuite par
le contre-transfert qui devient le garant de l’ajustement du cadre, vocable que
je préfère à celui d’aménagement ».

Pour se procurer les cahiers ou s’abonner , tous renseignements : secrétariat@cahiers-jungiens.com
Site : cahiers-jungiens.com

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