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Journée d’études le 20 novembre 2014L’éthique en psychothérapie relationnelle

Publié le 10 septembre 2014

L’éthique est une pensée philosophique qui pose la question du bien. Elle étudie les fondements de la morale. Elle implique un certain rapport à la vie.
Appliquée à la psychothérapie, l’éthique justifie les règles déontologiques qui permettent au processus thérapeutique de fonctionner. En effet, il ne peut y avoir de psychothérapie sans référence à une pensée éthique parce que c’est elle qui détermine la qualité de la relation, et c’est la relation qui fonde toute psychothérapie au-delà des techniques, méthodes et théories. L’éthique invite alors le psychopraticien relationnel à tendre vers une qualité d’être qui soit à la fois conforme à la nature de la psychothérapie qu’il pratique, à sa propre personnalité et à l’objectif réel de la personne qui le consulte : devenir conforme à elle-même, sujet libre et autonome. Il s’agit bien de la recherche constante d’un équilibre entre ces trois éléments vivants qui s’avère en lui-même thérapeutique et qu’il ne faut pas confondre avec l’idéal du moi issu du surmoi.

En psychothérapie relationnelle, la pensée éthique ne reste pas abstraite mais aboutit à des principes pratiques. Ils ne sont pas issus de la morale dominante ou du « politiquement correct » mais se fondent plutôt sur l’approche phénoménologique de la philosophie, ainsi que un certain nombre de concepts issus de notre histoire culturelle comme les notions de personne, de soin, de responsabilité et de droit. Ils se réfèrent aussi à des idées introduites par l’histoire de la psychologie et de la psychanalyse comme les notions de vie psychique, de symbolisation et de sujet. Sans un minimum de pensée concernant ces concepts, rien ne justifierait les principes à partir desquels peuvent se déduire des règles déontologiques, sinon un conformisme moral qui ne refléterait que la paresse de la pensée.
L’éthique appliquée à la psychothérapie relationnelle a donc conduit la commission de déontologie du SNPPsy à proposer les principes suivants avant même de les décliner en règles de déontologie :

1 - Respect de la personne et de sa subjectivité.
Le psychopraticien relationnel considère la personne qui le consulte comme un sujet unique et libre, ce qui le conduit à respecter sa dignité, son intimité, ses parts inconscientes et leur expression symbolique, son autonomie, ses options philosophiques ou religieuses.

2 - Intégrité des soins.
Le psychopraticien relationnel se met au seul service du processus psychothérapique de la personne. Il ne fait rien qui pourrait lui nuire ou qui serait motivé par l’intérêt de tiers ou par des fins personnelles conscientes ou inconscientes autres que celles de la psychothérapie.

3 - Compétence professionnelle.
Le psychopraticien relationnel s’autorise de sa compétence acquise par un travail psychothérapique sur lui-même suffisamment approfondi, par des formations spécialisées de haut niveau, par un questionnement constant de sa pratique et par une coopération avec ses pairs dans le cadre d’instances professionnelles.

4 - Responsabilité.
Le psychopraticien relationnel décide seul de ses méthodes et techniques psychothérapiques. Il assume la responsabilité du suivi des personnes envers lesquelles il s’est engagé, dans le respect de la loi et des règles déontologiques de sa profession.
Les psychopraticiens sont invités à y apporter leur pensée personnelle, venir en débattre et découvrir la proposition de remaniement du code de déontologie qui en découle, le jeudi 20 novembre 2014 de 14 h à 18 h au siège du syndicat.

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