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Le mot de la nouvelle Présidente

Publié le 2 janvier 2017

Par Myriam Goffard présidente du SNPPsy

Cher(ère) membre, cher(ère) collègue, cher(ère) futur collègue,

C’est avec émotion que je m’adresse à vous en tant que votre nouvelle Présidente.
J’ai conscience de l’enjeu quant aux responsabilités et à l’ampleur de la tâche à mener mais c’est toute une équipe rassemblée qui m’accompagne et me soutient, oeuvrant au service de nos missions, chacun(e) avec ses talents, son savoir-faire, ses compétences spécifiques, son style et son dynamisme.

Je tiens à vous assurer de mon désir d’honorer au mieux les finalités de notre institution : la défense de la psychothérapie relationnelle et de la psychanalyse, des professionnels qui en font leur métier et de tous les membres qui s’y réfèrent et les font vivre au mieux. Que chacun puisse trouver sa place parmi nous.

La défense de la psychothérapie relationnelle représente un enjeu majeur dans notre société confrontée à la malscience (1), à l’orthopédisme social (2), à la monétarisation accrue, pour un système de plus en plus « technicien » (3) au nom d’une recherche effrénée de « bonheur sécuritaire » mettant à mal notre humanisation et notre liberté, celle qui « requiert la présence d’autrui » (4).

Elle signifie la possibilité dans notre démocratie fragile de pouvoir encore bénéficier d’un espace d’aide et de soin non médical, à partir d’une rencontre de personne à personne, c’est-à-dire une psychothérapie non réduite à une technique ou un simple protocole mais une expérience, un processus impliquant une qualité d’être, d’écoute qui permette de penser le sujet dans sa complexité intra et intersubjective pour une approche créative des modalités d’accompagnement et une clinique toujours renouvelée.

La psychothérapie relationnelle ne subsistera que si la qualité de son apport prévaut. Pour cela, elle exige non seulement un haut niveau de formation et un travail sur soi sans cesse approfondi, avec une posture orientée par une éthique du bien dire et du bien faire confrontée au regard tiers d’un superviseur, mais elle suppose également des professionnels qui soient soutenus, inscrits dans une appartenance qui donne corps, sens et étayage à leur pratique. Car nous savons que si la relation est au fondement de nos qualités psychiques, elle est fragile et toujours menacée.

C’est dans ce sens que notre syndicat souhaite que chacun de vous y trouve sa juste place, que le futur étudiant puisse être accompagné au mieux dans son projet, que l’étudiant soit soutenu dans son parcours de formation au sein de nos diverses manifestations, que les membres adhérents puissent développer leur pratique, confrontés à la diversité et la pluralité des approches de leurs confrères et soutenus dans leur désir, que nos membres titulaires puissent mettre leur qualité de pensée, d’être et d’action au service de la promotion et de la défense de leurs collègues et de la discipline, et enfin que nos membres superviseurs que nos superviseurs agréés puissent favoriser le professionnalisme des praticiens de la psychothérapie relationnelle et/ou de la psychanalyse à l’aune de nos différents critères.

Soutenir que la relation est au fondement de nos qualités psychiques et de l’émancipation du sujet, c’est soutenir que la psychothérapie relationnelle est une approche efficiente face à la souffrance psychique ou existentielle, c’est proposer à la population une « offre de choix » cohérente d’un accompagnement digne de nos valeurs humanistes.

Uzès, le 21 décembre 2016

(1) N. Chevassus-au-Louis, 2016
(2) H. Stangerup, 1973
(3) R. Gori, 2016
(4) H. Arendt, 1963.

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