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Psychanalyse du Fanatisme, quelques pistes de réflexion.

Publié le 2 décembre 2015

Psychanalyse du Fanatisme, quelques pistes de réflexion.

Une névrose masculine
Une frustration sexuelle
Une phobie des femmes
Une haine de l’autre et de soi

Le fanatisme est une religion du père qui obéit à la déraison du plus fort.
Une tragédie phallique, une maladie de la virilité.
Les femmes ont également leur part dans ce drame, elles ont été les mères de ces hommes.

Une population qui se voile la face, voir est obscène !
Un système théocratique et patriarcal.
Un ballet de masques qu’ils soient barbus ou grillagés.
Multiplier les écrans, le voile qui dissimule.

La différence sexuelle une honte inavouable.
La féminité un danger mystérieux.
Ces hommes ont peur des femmes, plus précisément de la différence des sexes, de la différence tout court.

Cette passion pour la mort de ces terroristes serait-elle l’envers d’une haine pour la féminité qui elle, porte la vie ?

Les troubles de l’identité masculine ne sont pas l’exclusive du monde musulman.
Les mâles de notre espèce n’ont aucun pouvoir décisionnel sur les caprices de leur sexe.
La crainte de perdre sa maîtrise virile est au centre de la problématique masculine.
L’érection et la détumescence ne se présentant pas comme un acte volontaire.
L’homme ne vit donc jamais son pénis comme faisant un avec son corps.
L’homme ne contrôle ainsi pas son désir, tout se passe comme si la femme décidait à sa place.
Cette femme qui serait alors investie de ce pouvoir sur cet intime de son désir.

Le fameux pouvoir occulte de la femme : « cachez ce sein que je ne voudrais voir » et que j’ai peur de désirer.
Se donnerait-on tant de peine à dissimuler quelque chose qui serait indifférent ?
Cet homme plongé dans le doute va laisser naître un désir inconscient et permanent de réassurance virile.

Imaginer qu’il excite dans ce « bas monde » au moins un homme, un Chef à qui l’épreuve du doute aura été épargnée.
Un gourou sans peur et sans reproche, un père imaginaire tout puissant,incastrable, d’où l’ascension de ces chefs tout-puissants à la perpétuelle érection.

Le fanatique n’a pas besoin de Dieu, il lui faut simplement un héros, un chef de bande capable d’échapper au pouvoir maléfique de la féminité et de la castration.

Liée à une intense frustration sexuelle, la phobie des femmes ne serait pas seulement le symptôme d’une maladie appelée fanatisme mais son moteur, son ressort codé.

Comme nous le rappelle Bourdieu : « Cet homme dominant est lui-même dominé, mais par sa propre domination »

Une société d’hommes angoissés par leur frustration et pris au piège de leurs angoisses de castration qui devraient ainsi prouver ! Et prouver encore…Leur puissance.
Les intégristes se reconnaissent à ce qu’ils ne doutent de rien.
Comment de misérables infidèles pourraient-ils deviner leurs angoisses intimes ?
Le fanatique n’est nullement curieux des autres, il a trouvé le « Graal », la voix de son maître.
Ce qui suffit à justifier tous ses actes, un fanatique ne discute pas, il affirme, il prophétise.
L’intégriste dispose d’une arme absolue, la certitude d’avoir raison, de par la mise en œuvre de sa toute-puissance réparatrice et de sa propre angoisse de castration.

Paris le 19 Novembre 2015,
Pierre Zobel

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