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Rapport moral de l’exercice 2012/2013Rapport moral présenté lors de l’Assemblée...

Publié le 30 janvier 2014

Rapport moral présenté lors de l’Assemblée générale du 22 novembre 2013 par Philippe Grauer, président du SNPPsy

Histoire de l’année

La bataille des charlatans achevée, chacun fait ses comptes. Les psychologues-psychanalystes se sont enregistrés en masse sous le titre d’exercice professionnel de psychothérapeutes. Ceux d’entre nous qui le souhaitaient dans le cadre du grand-parentage ont présenté leur candidature au même titre. Selon les ARS l’issue fut diverse, et des résultats contestés sont encore en cours de combats juridiques. Nous avons comme prévu adopté un nouveau nom de métier. Nous avons procédé à la protection de trois titres d’exercice alternatifs dans le cadre du GLPR. Jusque là tout va bien.

Or la situation se révèle plus compliquée (et pas forcément complexe). En tant que partenaire responsable de penser la profession nous avons
a) pensé le tournant de psychothérapeute [1] à psychopraticien [2]
b) mis en place le concept de psychothérapie relationnelle (2001), adossé au concept de carré psy.
c) concept accompagné du titre alternatif d’exercice professionnel de psychopraticien relationnel®, et du terme de référence disciplinaire de psychopraticien relationnel (membre) du SNPPsy [3] .
d) commencé à engendrer une réflexion terminologique et institutionnelle.

Au sein de l’AFFOP le syndicat n’appartient pas au collège des méthodes. Pourtant il n’est pas intégratif (la psychothérapie intégrative est une méthode comme une autre) mais pluraliste (syndicat incluant des praticiens relevant de méthodes différentes. Rappelons que l’AFFOP fédère des institutions, des méthodes différentes, pas des personnes, c’est le syndicat qui est pluraliste).

Dans la mesure où nous nous efforcerons de comprendre quelle place notre syndicat occupe dans un tel dispositif nous pourrons contribuer à mieux définir l’ensemble du champ dans lequel nous évoluons, au bénéfice de tous. Souvenons-nous de ce que nous disions à la fin du siècle dernier, que nous devions nous préoccuper de la défense de la profession par delà les méthodes.

Reprenant le travail amorcé l’année dernière en matière de terminologie, j’ai avancé la réflexion sur la complexité de cette dernière et les contradictions logiques qu’elle pouvait recéler, jusqu’ici peu explorées. La recherche d’une meilleure définition de notre légitimité et du système de formation, de certification, de validation et de recherche qui est le nôtre peut nous conduire imprévisiblement à mieux institutionnellement nous connaître.

Voici donc quelques éléments destinés à mieux nous situer, ce qui permettra à l’ensemble de nos collègues du carré psy et au public lui-même peut-être finalement à mieux se repérer dans le labyrinthe de nos circuits de légitimation et représentation.

Quelles sont les missions spécifiques de notre syndicat que nous pouvons repérer ?

Le syndicat se donne pour mission de
• continuer à secréter de la réflexion institutionnelle et de l’idéologie.
• représenter un lieu d’élection de la défense de la profession par delà les méthodes.
• fournir des définitions, élaborer des concepts utiles à tous, sans inféodation à des doctrines et idéologies psys.
• organiser le dispositif de légitimation de notre profession et discipline
• présider aux relations avec les professions-disciplines voisines.
• contribuer à la concertation des méthodes.
• veiller, en tant qu’amorce ordinale, au bon développement de la psychothérapie relationnelle comme discipline (vs. méthodes !)
• organiser le fonctionnement du titre d’exercice
• représenter une instance alternative à la médicalisation de l’existence
• administrer notre titre
• coordonner titres et appellations réservées, sans omettre les différences de rang institutionnel qui complexifient la figure
• soutenir et défendre ses membres (Y compris bien entendu auprès des ARS pour l’obtention du titre de psychothérapeute)
• les aider dans la progression de leur qualité professionnelle
• veiller à la qualité, à l’éthique, à la déontologie – activité qui peut être conjuguée avec d’autres instances : autre syndicat, fédérations ?
• coordonner les relations syndicat-méthode(s) : analyser et tenir compte du décalage institutionnel
• organiser des travaux d’échange, recherche inter méthodes, interdisciplinaires, pluralistes et des colloques
• faire connaître la discipline commune
• continuer de travailler à la coordination des quatre organisations historiques réunies dans le cadre du GLPR
• veiller aux relations avec les pouvoirs publics sachant que nous représentons politiquement pour une part (existence d’un autre syndicat) l’ensemble de la profession historiquement responsable
• légitimer la formation : prendre en charge la question de la faisabilité de l’homologation RNCP, avec en amont une réflexion sur ce que cela signifie et risque, et si un tel jeu vaut le chapelet de chandelles qu’il pourrait mobiliser.
• divers (le lecteur est prié d’inscrire ici les points oubliés).

Notes

[1d’ancienne désignation

[2nom de métier, non protégé

[3On ne peut guère imaginer terminologie plus risquée dans le genre alambiqué. On connaît les auteurs qui travaillent à la limite du cafouillage. Ce sont les administrateurs du titre syndical désireux de promouvoir et protéger en même temps une désignation qui renvoie à la fois à un titre qu’on veut protéger et à un nom de discipline qu’on veut promouvoir, et les propriétaires Affop de la marque déposée (dont le SNPPsy) qui veulent la réserver aussi aux méthodes ! Le diable est dans le détail, le lecteur de ce texte a intérêt à lire cette note attentivement.

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