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	<title>SNPPsy</title>
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	<description>Syndicat national des praticiens en psychoth&#233;rapie</description>
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		<title>Ne pas taper sur la &quot;tapeuse&quot; de Lacan</title>
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		<dc:date>2009-03-01T19:08:30Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Grauer</dc:creator>


		<dc:subject>actualite</dc:subject>

		<description>Billet &#224; propos de l'ouvrage de Maria Pierrakos, psychanalyste &#8212; paru en 2003. Compte rendu d'un livre surprenant, se voulant &#8212; et y parvenant &#8212; bouleversant. Il s'agit d'un ouvrage paru en 2003, tomb&#233; sous le regard de Michael Randolph, qui lui a inspir&#233; le commentaire qui va suivre, que nous vous livrons derechef. Il d&#233;crit quelque chose de la machinerie lacanienne, rep&#233;r&#233;e depuis longtemps, toujours utile &#224; conna&#238;tre, qui n'&#244;te rien par ailleurs &#224; l'orginalit&#233; du message lacanien, comprise bien (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Billet &#224; propos de l'ouvrage de Maria Pierrakos, psychanalyste&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &#8212; paru en 2003.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Compte rendu d'un livre surprenant, se voulant &#8212; et y parvenant &#8212; bouleversant.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Il s'agit d'un ouvrage paru en 2003, tomb&#233; sous le regard de Michael Randolph, qui lui a inspir&#233; le commentaire qui va suivre, que nous vous livrons derechef. Il d&#233;crit quelque chose de la machinerie lacanienne, rep&#233;r&#233;e depuis longtemps, toujours utile &#224; conna&#238;tre, qui n'&#244;te rien par ailleurs &#224; l'orginalit&#233; du message lacanien, comprise bien entendu, comme toute production humaine, dans ses limites. Jugez-en par vous-m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;PHG&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;Ce petit livre [&lt;a href='http://www.snppsy.org/#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Maria Pierrakos, La 'tapeuse&quot; de Lacan. Souvenirs d'une st&#233;notypiste f&#226;ch&#233;e. (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;](pas plus de deux heures &#224; la lecture) r&#233;ussit la prouesse inou&#239;e de traduire un malaise caract&#233;ris&#233; face au ph&#233;nom&#232;ne d'extase mutuelle obscure que l'auteure aurait observ&#233; lorsqu'elle &#233;tait la st&#233;nographe aux s&#233;minaires, dans la d&#233;clinaison pli par pli de l'univers impitoyable de la psychanalyse selon Lacan. Elle rend visible la cha&#238;ne et la trame d'un habit qu'elle trouve tiss&#233; de narcissisme pur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur un site d'&lt;a href='http://www.psynapse.be/la_tapeuse_de_lacan.html' class='spip_out'&gt;&#233;changes d'id&#233;es autour de la psychanalyse&lt;/a&gt;, il est dit de ce que Maria Pierrakos a &#233;crit dans son livre, &quot;est pass&#233;e &#224; cot&#233; de l'essentiel&quot;. Etrange remarque, car Maria Pierrakos s'est efforc&#233;e d'accomplir plusieurs t&#226;ches dans son petit livre dont tr&#232;s certainement la plus importante &#233;tait de ne pas s'&#233;loigner trop de ce qui pourrait &#234;tre consid&#233;r&#233; par d'autres observateurs comme des questions essentielles : la psychanalyse lacanienne a-t-elle fait beaucoup de mal &#224; la r&#233;putation de la psychanalyse en g&#233;n&#233;ral ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Est-ce que la psychanalyse lacanienne aurait colport&#233; dans l'ensemble des foyers psy de la France et parfois ailleurs une pratique d&#233;sastreuse li&#233;e &#224; une philosophie enracin&#233;e fermement dans le mortif&#232;re ? La sc&#232;ne originale sur laquelle s'est jou&#233; la s&#233;duction d'une large tranche du monde intellectuel fran&#231;ais nous a-t-elle montr&#233; un processus d'emprise profond&#233;ment sectaire ? Difficile, quelles que soient les r&#233;ponses que l'on voudrait y apporter, de traiter ces questions d'inessentielles.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;Pour appr&#233;hender aussi bien le dessein que la port&#233;e du livre en voici quelques extraits :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&quot;L'&#234;tre monstrueux que repr&#233;sentait l'entit&#233; Lacan/auditoire, couple pervers communiant dans un langage secret et des rites sectaires, avec d'un c&#244;t&#233; le d&#233;voilement des myst&#232;res, de l'autre la soumission et l'adoration, l&#224; se r&#233;v&#233;lait l'imposture.&quot; ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;&#192; quel moment Lacan a-t-il oubli&#233;, dans ses constructions de plus en plus &#233;labor&#233;es, le but ultime de la psychanalyse : la d&#233;livrance du prisonnier, la victoire contre les forces d'oppression de la vie psychique ?&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Briser la coh&#233;rence du langage, obliger l'auditoire &#224; &#234;tre aux aguets pour suivre les m&#233;andres de la pens&#233;e, sugg&#233;rer une logique non-euclidienne, ouvrir des tunnels dans les profondeurs obscures de l'inconscient, c'est-&#224;-dire avoir une fonction essentiellement &#233;veillante, y a-t-il plus psychanalytique ? Mais les tunnels d&#233;bouchaient sur d'autres tunnels, &#224; l'infini ; et, de surprise en surprise, de saisissement en saisissement, combien sont tomb&#233;s dans une sid&#233;ration qui ne laissait plus place qu'&#224; une imitation spasmodique ?&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;L'analyse lacaniennne est une recherche permanente, mais de quoi ? Quelle est cette ivresse de la b&#233;ance qui transpara&#238;t dans les paroles de Lacan et qui s'est transmise dans la pratique de ses disciples ?&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Mais, avec l'attitude lacanienne, c'est comme si le fin rideau de larmes qui s'interpose entre nous et le monde ext&#233;rieur et nous permet d'en avoir une vision supportable devait dispara&#238;tre, et nous nous retrouvons les yeux irrit&#233;s, aux deux sens du terme. Il est de bon ton chez les lacaniens de parler avec m&#233;pris d'une certaine psychanalyse humaniste. Mais n'aurions-nous pas &#224; faire ici &#224; une th&#233;orie qui, dans son abstraction extr&#234;me, penche du c&#244;t&#233; du non humain ?&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Ce n'est donc pas la th&#233;orie, savante, argument&#233;e, explosive, nouvelle, qui doit &#234;tre interrog&#233;e ici mais l'&#234;tre qui na&#238;t de cette th&#233;orie. Si l'on essaie d'&#233;carter un par un, comme les rideaux superpos&#233;s d'un th&#233;&#226;tre, les p&#233;riodes &#233;tincelantes, les digressions spirituelles, les virtuosit&#233;s langagi&#232;res, les savants rapprochements philosophiques, linguistiques, anthropologiques, structuralistes, qu'est-ce qui appara&#238;t sous ces voiles ? Essayons d'imaginer (oui, imaginer !) l'homme d&#233;crit par Lacan : c'est un homme en n&#233;gatif, une radiographie ; ce qui est vivant n'appara&#238;t plus ; un homme d&#233;charn&#233;, d&#233;vitalis&#233;, une marionnette dont les fils sont tir&#233;s par le signifiant, un parl&#234;tre. Un parl&#234;tre est-il autre chose que parole ?&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Ainsi, sous couvert d'une pens&#233;e hautement &#233;labor&#233;e et donc difficilement accessible, on en arrive tout doucement &#224; un emprisonnement des esprits, emprisonnement d'autant plus insidieux que la doctrine se dit &#224; la fois &#233;mancipatrice et foisonnante d'id&#233;es.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;&lt;i&gt;J'ai r&#233;ussi l&#224; o&#249; le parano&#239;aque &#233;choue&lt;/i&gt;&quot; a dit Freud. Il serait navrant qu'au sein m&#234;me de la psychanalyse, le parano&#239;aque f&#251;t en train de r&#233;ussir.&quot;&lt;/i&gt;&quot;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;Maria Pierrakos &#233;labore lentement, avec soin et sans excitation, sa th&#232;se d'une &#233;norme imposture, tellement &#233;norme que tant et tant de personnes n'y ont vu que de l'imposant. D'autres, en revanche, comme elle, flairaient bien les habits du roi mais personne n'a propos&#233; aussi clairement qu'elle dans ce contexte que le probl&#232;me ne se situait pas dans la nudit&#233; mais dans la contagion d'aveuglement qu'elle engendrait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Marie Pierrakos utilise, &#224; mes yeux, la rigueur d'une humilit&#233; non feinte comme sonde de dissection d'un monde compl&#232;tement sid&#233;r&#233; et, il faut le dire, absolument sid&#233;rant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; la fin de son petit livre, elle s'interroge en tant que psychanalyste elle-m&#234;me aujourd'hui, sur l'effet sur la psychanalyse en g&#233;n&#233;ral en France de ce qu'elle per&#231;oit clairement comme un OPA du glauque, de l'indiff&#233;rent et du m&#233;prisant. De sa part, ce qu'elle m&#233;prise le plus, on le sent, est le recours syst&#233;matique au m&#233;pris, dont elle nous fournit quelques exemple d'anthologie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui la question-cl&#233; n'est peut-&#234;tre plus l'auto-autorisation comme jadis, avec ou sans les quelques autres mais une auto-r&#233;f&#233;rentialit&#233; proche de l'hypnagogique : le m&#233;tier balance d'avant en arri&#232;re, la navette d&#233;vie un fil d'un millim&#232;tre ou deux, l'absorption dans ces micro-changements est absolue, la curiosit&#233; du vivant se meurt.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;Commentaire :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Anecdotes exactes, conclusions probl&#233;matiques, ll ne s'agit pas forc&#233;ment d'un ouvrage majeur dans le champ psychanalytique. Je comprends Michael que ton exasp&#233;ration contre un certain ton d'une certaine population, un type de travers des ann&#233;es 70 qui nous a passablement fait souffrir, ait trouv&#233; l&#224; quelque p&#226;ture. Si on y va par l&#224; les n&#244;tres, de travers, ne furent pas mal non plus. &#192; consommer avec mod&#233;ration et pond&#233;ration donc, &#224; mon modeste tout personnel avis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'essentiel n'est pas l&#224;, il est dans la mise en ligne d'articles en tous genres qui mette en route le dialogue entre nous et avec les internautes venus visiter notre modeste mais honorable site. Allons, que chacun y aille de son coup de clavier !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;PHG.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='http://www.snppsy.org/#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Maria Pierrakos, &lt;i&gt;La 'tapeuse&quot; de Lacan. Souvenirs d'une st&#233;notypiste f&#226;ch&#233;e. R&#233;flexions d'une psychanalyste navr&#233;e&lt;/i&gt;. L'Harmattan, Psychanalyse et civilisations, Paris, 2003.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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