Journée d’étude et de réflexions/ Ethique et déontologie:« La et les responsabilités du praticien » A PARIS

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Mercredi 20 mars 2019 de 10h30 à 18 h

Animée par les membres de la Commission de déontologie du SNPPsy 

Jean-Marc Hélary, Yves Lefebvre, Alain Masson, Michelle Tual-Artigues

Au siège du SNPPsy, 77 Rue des archives Paris 3°

La même journée sera organisée le vendredi 29 mars à Montpellier, plus exactement à Lauret dans « l’auberge du Cèdre » où il y a possibilité d’hébergement. Cette journée débutera avec la présentation du livre «La psychothérapie relationnelle – De la naissance d’une profession à l’émergence d’un champ disciplinaire » par leurs auteurs, Philippe Grauer et Yves Lefebvre. Les renseignements liés à l’organisation et l’inscription à cette journée seront donnés ultérieurement.

Notre responsabilité de psychopraticien relationnel est un de nos principes éthiques, fondement de notre déontologie. La conception de notre éthique consiste en l’exercice vivant d’un questionnement créateur de sens interrogeant sans cesse les modalités relationnelles en jeu dans la situation psychothérapique.

Dans notre domaine, pas de responsable sans qu’il y est du questionnable. Ce questionnement nous vous proposons de le mener ensemble lors de cette journée, autour de ces thèmes :

La responsabilité personnelle du psychopraticien relationnel :

Qui doit pouvoir répondre de son désir de se former, de devenir soignant et de ce qui interfère ou peut interférer de son histoire personnelle dans sa relation au thérapisant (e).

La responsabilité professionnelle du psychopraticien relationnel :

Qui doit pouvoir répondre de sa pratique et de ses actions soignantes pour chaque situation qui se présente dans le champ de la relation.

La responsabilité du psychopraticien relationnel par rapport aux dimensions sociales et la question de la mise en jeu de tiers :

Quand le social s’invite dans l’espace interpersonnel entre patient et praticien, celui-ci peut être amené à conduire son travail avec d’autres professionnels, et ce dans des registres bien différents : confrères, consœurs, psychiatres, acteurs sociaux, avocats, magistrats…

D’autres fois, le praticien recevra une demande d’attestation. Et s’interrogera sur la question de savoir de quoi est-il juste qu’il atteste ?

Dans tous les cas, il sera amené à témoigner de ce dont il a été dépositaire et de certaines résonances qu’il a vécues. Ce faisant, il prend la responsabilité de sa parole qui ne peut s’inscrire que dans une éthique du soin.

La question de la responsabilité comme questionnement du sujet en soi et du dialogue et de la communication entre instances internes et externes :

Nous sommes responsables de nous poser les questions qui donnent à penser la relation et ce qui émerge dans son champ.

Ce cheminement se fait par le déploiement d’un questionnement éthique qui tient compte de l’altérité et de la  » mêmeté » d’être de la personne qui chemine avec notre accompagnement…

La responsabilité du psychopraticien vis à vis d’une conduite « dérapante » ou dérivante :

La possibilité qu’un praticien dérape, dérive, que cela soit par un passage à l’acte sexuel, une prise de pouvoir, l’exercice d’une emprise, ou parfois plus simplement parce qu’il se trouve dans des situations limites, existe. Et ceci concerne alors toute la profession. Nous sommes aussi responsables vis à vis du groupe de nos pairs. Et ce, autant en cas de dérapage personnel qu’en cas de dérapage ou de dérive d’un collègue dont nous avons connaissance… D’où l’importance, en cas de besoin de faire appel à l’autre et aux autres …

Ce qui veut dire, entre autres, qu’il s’agit de penser la Commission de déontologie d’abord comme un lieu de questionnement en responsabilité et non comme une instance disciplinaire ou une instance qui serait une sorte de cour de justice privée…

La question de la prise de responsabilités du psychopraticien dans les instances sociales et professionnelles dont son syndicat d’appartenance.

Et notamment la question de sa participation à des temps de partages et de travail du questionnement éthique en groupe : Que souhaitez-vous partager ? Quelles sont vos questions ici et maintenant ?

Et à moyen et long terme, comment désirez-vous prendre vos responsabilités dans notre syndicat et quelle forme cela prend dans votre imagination et dans vos pensées ?

De courts exposés par les membres de la Commission seront suivis de séances de travail en petits groupes et de restitution en grand groupe. Place sera évidemment donnée en priorité au vécu, expériences, questions et problématiques amenés par les participants.

Organisation :

De 10h30 à 18h avec une pause entre 12h30 et 14 h ou chacun pourra aller se restaurer seul ou à plusieurs suivant les besoins du moment dans les divers restaurants du quartier ou déjeuner sur place dans les locaux du syndicat.

Cette journée est ouverte et gratuite pour tous les membres du syndicat à jour de leur cotisation mais aussi à tous les professionnels intéressés sous réserve d’une participation aux frais de 30 euros.

Les personnes non membres du syndicats sont priés d’envoyer leur chèque avec le bulletin d’inscription ci-joint.