Pour un praticien bien installé et légitime

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Pour un praticien bien installé et légitime 2019-12-13T19:11:16+01:00

rencontre du 20 novembre 2019

Thème

« Pour un praticien bien installé, légitime et légitimé »

Horaire

14h à 17h

Présences

Une grande partie des administrateurs ainsi que les membres actifs dans les différentes commissions étaient présents

Stéphanie Davin, a pu répondre sur les questions de communication sur le web en particulier

Participants

22 Présents composés de membres adhérents, étudiants, 2 membres sympathisants, 2 représentants d’une école de gestalt.

Quelques mots d’introduction de la part du président et de la vice-présidente

Tous deux, rappellent l’aspect militant du syndicat.

Actuellement, il apparaît qu’une des principales motivations chez les personnes désireuses de rejoindre le SNPPSY, est le militantisme, l’engagement.

Le syndicat a en effet besoin de titulaires pour faire vivre ses fondements.

Devenir adhérent est une première étape qui doit se prolonger par le processus de titularisation.

A ce sujet, il est rappelé que la réunion préparatoire à la titularisation aide à voir ce qu’il faudrait approfondir, réorienter, avant la demande de titularisation. Les personnes qui l’ont saisie en sont très satisfaites.

Question de légitimité du thérapeute relationnel

Nous abordons cette question par des partages et discussions informelles avec l’assemblée, chacun étant invité à dire ce qu’il en est pour lui-même.

« Psychopraticien relationnel » comporte plusieurs professions. Il existe un tronc commun, études universitaires, formation dans une école spécialisée (notamment formation incontournable à la psychopathologie).

La première légitimité peut être ce tronc commun après le travail sur soi qui est au fondement des qualités nécessaires pour exercer la thérapie relationnelle selon le syndicat.

Le psychopraticien relationnel « est comme le musicien qui doit travailler à son instrument toute sa vie. »

Notre patientèle avec l’expérience acquise nous conforte dans notre sentiment de légitimité.

Il est possible de se légitimer soi-même sans tomber dans la toute-puissance.

Viendra ensuite la reconnaissance par ses pairs qui donnera encore plus de sens et une plus grande force à sa légitimité.

La relation c’est le rapport au vivant, la vie bouge, la relation doit être vivante, présence de l’autre, présence à soi.

« Psychopraticien relationnel » c’est aussi être ambassadeur du SNPPsy et porter son message à l’extérieur, ne pas rester entre membres du syndicat ou simplement entre collègues.

Cela ne suffit plus aujourd’hui.

Ne pas être présent seulement dans son cabinet mais aussi en dehors, dans la ville par le biais des écrits, conférence, café psycho…

Une pratique professionnelle doit évoluer, elle ne doit pas se rigidifier.

Les professionnels doivent sans cesse se questionner. Comment chacun se tient face à sa formation ? Comment assumer ses compétences, les rendre vivantes ? Qu’avons-nous fait de nos études ? Comment on s’en sert, se tient-on à distance ou pas ? Quel impact à notre formation sur notre manière d’exercer ?

Toutes ces questions sont à mettre au travail de façon régulière en supervision.

Qu’est-ce qui se joue dans la relation thérapeute/ patient ? Pouvoir analyser la question du contre transfert.

Le thérapeute type n’existe pas, le patient type non plus.

L’intérêt particulier du syndicat est de s’attacher à l’unicité et à la singularité du sujet et de regrouper ainsi (non de fédérer) plusieurs professions.

Le SNPPsy englobe le champ de la psychothérapie relationnelle et regroupe plusieurs professions : psychiatre, médecin, psychologue clinicien, psychopraticien, psychanalyste, psychothérapeute avec chacune des aspects juridiques différents.

Le SNPPsy reconnait en chacune de ses professions des compétences spécifiques avec en commun cette pratique du relationnel.

Psychopraticien relationnel® (avec un petit ® de marque déposée) est différent de psychopraticien, il est primordial de placer « relationnel » derrière ce terme.

Psychopraticien relationnel® est réservé aux titulaires du syndicat. Appellation reconnue sur le plan juridique. Sur le plan socio-politique, le politique sait plus ou moins que cette appellation renvoie à un professionnel qui fait de la psychothérapie relationnelle.

Une nouvelle loi de « consommation » prévoit que la réclamation du paiement d’une prestation ne peut se faire que si elle a eu lieu.

Comment mettre au travail une séance annulée ?

Il n’est plus possible aujourd’hui de placer dans sa salle d’attente ou sur site web que les séances sont dues si elles sont annulées la veille ou 1 heure avant etc…

Ceci, nous oblige à bien penser le cadre en articulant loi/éthique/mise au travail/responsabilité.

Cas des rdv non honorés pendant le travail psychothérapeutique.

Comment mettre au travail un acte manqué alors que la loi de « consommation » prévoit que la réclamation du paiement d’une prestation ne peut se faire que si elle a eu lieu ?

Il n’est de ce fait plus possible aujourd’hui de placer dans sa salle d’attente ou sur site web que les séances sont dues si elles sont annulées la veille ou 1 heure avant etc..

Nous pouvons en appeler à la délicatesse du patient de prévenir 48h/72h à l’avance à moins d’un cas de force majeure (ou pas).

Ces aspects sont à définir avec le patient lors du premier rdv.

Ceci nous oblige à bien penser le cadre avec l’articulation loi/éthique/mise au travail/responsabilité.

Comment se faire connaître

Bien comprendre que nous sommes responsables de notre référencement sur internet, référencement automatisé. Ce qui implique d’être vigilant sur les termes utilisés et de vérifier comment ils sont remaniés par les « robots » du web. Certains praticiens se sont retrouvés étiquetés « psychiatre » ou même « ostéopathe »…

Les mentions légales sont obligatoires sur un site web. Notamment, notre appartenance à une société de médiation. Chacun doit s’y inscrire, l’inscription est valable pour trois ans.

Tout « consommateur » doit savoir où il peut porter plainte s’il n’est pas satisfait du thérapeute. C’est la loi, bien l’intégrer et remplir les démarches administratives même si elles sont fastidieuses (dépasser, en ce sens, notre phobie administrative).

Le thérapeute doit être conscient de son rapport à la loi qui est différent du code de déontologie. Il est tout à fait possible, à ce sujet, de nommer sur son site web la commission de déontologie que peut saisir un patient s’il le souhaite.

Le référencement

Sur certains sites web, le référencement se fait par les troubles, héritage de la psychiatrie dans notre société. Il peut aussi se faire par les techniques auxquelles le professionnel est formé.

Pourtant, une technique n’autorise pas l’exercice d’un métier. Nous n’accompagnons pas un trouble mais un sujet.

La technique n’autorise pas à l’accompagnement d’un sujet, pour cela le thérapeute doit avoir acquis un ensemble de compétences spécifiques préparant au métier de l’exercice de la psychothérapie relationnelle.

La clinique des troubles ne correspond pas à la philosophie du SNPPsy.

Le symptôme permet au sujet d’écouter son désir, s’il fait écran, il légitime néanmoins le désir à venir consulter. En effet, souvent, le patient s’oriente par rapport aux symptômes.

Ainsi, sur les sites qui utilisent ce type de référencement, il devient presque nécessaire de choisir beaucoup de terme ou aucun.

A chacun de se positionner au plus juste.

Site personnel : faire attention à ce que le site soit responsif, c’est-à-dire consultable d’un portable/tablette (« Le responsive web design est une façon de concevoir un site web pour que son contenu s’adapte automatiquement à la largeur et/ou à la hauteur de l’écran qui le visionne..)

Prévoir aussi qu’un site requiert qu’on le fasse vivre ensuite (ajout d’article par ex).

Pas obligatoire de tout mettre sur un site personnel, possible de renvoyer à une page Facebook/blog/etc…

Compte rendu : Dominique Taroni, Myriam Goffard, Cécile Brune