Chargement Évènements

PRÉSENCE ET FUTUR DU SNPPsy

Sous ce titre , nous fêterons dignement cet anniversaire.

Nous reviendrons sur son histoire , sur les luttes du présent et essaierons d’imaginer son avenir , nous vous espérons nombreux au rendez vous.

Nous nous réunirons (la veille de notre assemblée générale) le jeudi 18 novembre 2021 .

Cette manifestation aura lieu en visio ET et présentiel .

– la visio sera permise par l’acquisition d’un matériel adapté ,

– le présentiel se fera dans les conditions prévues par les injonctions sanitaires qui seront éventuellement en vigueur en novembre

( l’épidémie ne semblant pas vouloir nous lâcher de suite …..)

– un buffet sera offert le midi pour ceux et celles qui auront fait le déplacement.

Toutes les personnes intéressées par l’avenir de la psychothérapie relationnelle son cordialement invitées ,

Inscription préalable sur snppsy@wanadoo.fr

Fondé il y a 40 ans, le SNPPsy se penche sur ses valeurs et ses motivations d’alors, pour les actualiser et les adapter aux spécificités de notre époque.

En 1981, devant le foisonnement des psychothérapies alors émergentes dans la société, le SNPPsy a voulu accueillir les méthodes les plus diverses quand elles avaient pour dénominateur commun la primauté de l’approche relationnelle et l’objectif du processus de subjectivation, (1) .

On peut en tout cas affirmer que le syndicat est né d’un souci éthique à une période créative où se côtoyaient le meilleur et le pire .

La première action des fondateurs a été de se titulariser réciproquement sur des critères de compétence professionnelle ; leur deuxième action a été de créer un code de déontologie ; puis ils ont défini les critères qui fondaient le psychothérapeute (2) ( devenu aujourd’hui le praticien en psychothérapie relationnelle) non pas sur les seules connaissances théoriques universitaires ni sur le seul savoir-faire technique d’une méthode, mais d’abord sur le « savoir-être » qui donne à la relation son caractère thérapeutique.

Les deux objectifs, étaient d’une part de tirer toutes les professions psy vers davantage de qualité, d’éthique et de professionnalisme, et d’autre part de promouvoir la défense syndicale de la profession, de ses membres et de ses écoles.

 

Quarante ans ont passé. Le monde a changé. Le syndicat a gagné des combats et en a perdu d’autres. Dans les épreuves et les échecs, il a fait montre de combativité, de persévérance, de résilience.

Il a présidé à la naissance de l’AFFOP qui fédère les organismes se réclamant de la psychothérapie relationnelle , puis s’est recentré sur la défense syndicale de ses membres, tout en conservant ses fondements éthiques . Aujourd’hui des praticiens de jeunes générations viennent de plus en plus nombreux se joindre aux anciens.

Si le SNPPsy est toujours présent et attractif, malgré le contexte ambiant où ne sont plus reconnues que les thérapies pouvant être évaluées en cochant des cases, c’est qu’il doit correspondre à un besoin de la société, plus profond et souvent inconscient.

 

Nous sommes d’abord un « syndicat ». Les fondateurs ont choisi cette forme institutionnelle. Qui dit syndicat dit militance et aussi résistance.

Résistance à la tendance actuelle à vouloir tout contrôler et tout évaluer sans tenir compte de la complexité, de la subjectivité et de la créativité de l’humain. Résistance à la normalisation bureaucratique des professions.

Nous sommes syndicalement engagés pour que des professionnels compétents, diplômés ou non de l’université, soient libres d’exercer et que les patients soient libres de choisir le praticien qu’ils désirent.

 

L’événement que nous proposons n’est pas que convivial et festif, il s’inscrit dans l’actualité : quel avenir pour la psychothérapie relationnelle ?

Cet anniversaire sera une rencontre. La rencontre est au cœur de la diversité de toutes les méthodes de psychothérapie représentées au syndicat. C’est par la rencontre, la qualité de la rencontre que s’opère le changement des personnes. Qu’est ce que les anciens pensent devoir transmettre aux nouvelles générations ? Qu’est-ce que les plus jeunes veulent intégrer de l’histoire et de l’expérience de ceux qui ont porté l’action syndicale avant eux, et comment envisagent-ils d’inventer leur syndicat de demain ?

 

La crise du Covid nous rappelle combien la vie humaine reste fragile et l’avenir imprévisible. Elle nous invite à l’humilité mais aussi à redécouvrir nos capacités de création, d’adaptabilité, de combativité pour orienter notre destin par nous-mêmes. Comment exister, prendre la parole et notre place dans cette société aux repères fluctuants ? Comment promouvoir nos valeurs et faire valoir notre spécificité dans le paysage psy contemporain ? Voilà le fil conducteur de cette journée

 

Extrait des statuts

(1)

A – Le syndicat donne de la psychothérapie la définition suivante :

 1/ La compréhension du symptôme somatique, psychosomatique, comportemental, émotionnel ou psychique, du mal-être profond et de l’angoisse comme une première étape du travail. Dans cette perspective, le symptôme ne doit pas devenir le prétexte d’une réduction de la problématique du psychothérapisant à sa seule « maladie ». Il ne s’agit pas seulement de « supprimer le symptôme » ou de « guérir la maladie », mais d’aider le psychothérapisant autant que possible à percevoir le sens existentiel de son symptôme et de le re-situer dans le cadre de sa problématique de croissance. La psychothérapie ainsi entendue ne se confond pas avec les actes médicaux et psychiatriques qui relèvent de la pratique des médecins.

 2/ L’utilisation de théories et de pratiques visant à la croissance de l’individu.

3/ L’exploration par le psychothérapisant des dimensions de son être avec l’aide du praticien enpsychothérapie relationnelle qui lui propose à cet effet toute approche psychocorporelle, psychologique ou psychanalytique respectant les règles de déontologie incluses dans les présents statuts.

 

(2)

Par praticien de la psychothérapie relationnelle, parmi psychopraticiens, psychothérapeutes, psychanalystes, psychologues, médecins, psychiatres, le syndicat reconnaît ceux et celles qui satisfont aux critères suivants :

1. Etre passé lui-même par un processus psychothérapeutique ou psychanalytique approfondi

2. Faire état d’une formation apte à créer une compétence de praticien (ce qui comporte la psychopathologie)

3. Participer à un système de contrôle ou de supervision

4. Respecter les règles de déontologie édictées par le syndicat

5. Avoir été agréé par la commission de pairs du SNPPsy, la Cnaat.